En juin, quand les journées s’étirent et que la cuisine sent bon les marchés du matin, un gratin simple peut devenir le plat qui met tout le monde d’accord. On imagine le plat qui sort du four, le dessus bien doré, les bords qui chantent doucement, et cette odeur d’ail et de crème qui ouvre l’appétit avant même de passer à table. Avec une salade croquante, un verre frais, et un peu de pain pour saucer, l’ambiance bascule tout de suite en mode vacances. Et puis il y a ce détail qui fait sourire : un légume d’été que beaucoup ont laissé de côté revient au centre du plat, comme dans les cahiers de recettes d’autrefois, mais avec une gourmandise pile dans l’air du temps.

Pourquoi ce légume d’été “oublié” faisait le meilleur gratin des anciens (et pourquoi on le redécouvre en 2026)

Dans les gratins d’été d’autrefois, la courgette avait une place évidente : elle se trouvait en abondance, se cuisinait sans chichi, et donnait une texture à la fois fondante et juteuse quand elle passait au four. Longtemps, elle a souffert d’une réputation un peu triste, celle du légume “sage” servi sans relief. Sauf que, bien traitée, elle fait exactement l’inverse : elle boit la crème, se parfume à l’ail, et laisse les pommes de terre apporter ce côté rassasiant et moelleux que tout le monde adore. Ces jours-ci, on la revoit partout parce que la cuisine revient aux plats simples, gratinés, généreux, et qu’un bon gratin, c’est d’abord une histoire de tranches fines, de cuisson juste, et de gratiné bien mené.

Les ingrédients : courgettes, pommes de terre, crème à l’ail… et l’option comté qui change tout

  • 700 g de courgettes
  • 600 g de pommes de terre
  • 30 cl de crème fraîche entière
  • 15 cl de lait
  • 2 gousses d’ail
  • 1 cuillère à café de sel fin
  • 1/2 cuillère à café de poivre noir
  • 1 pincée de noix de muscade
  • 25 g de beurre pour le plat
  • Option : 120 g de comté râpé

Le duo gagnant repose sur l’équilibre : la courgette apporte une fraîcheur douce et végétale, la pomme de terre structure le gratin et évite l’effet trop “mou”. La crème à l’ail fait le lien, enrobante et parfumée, sans couvrir le goût des légumes. Et l’option comté, elle, change l’ambiance : un dessus plus croustillant et une note noisettée qui rappelle les gratins de famille, ceux qu’on attendait en regardant le four d’un œil impatient.

Les étapes : tailler en fines tranches, monter le plat, enfourner jusqu’au gratiné doré et parfumé

Préchauffer le four à 190 °C. Beurrer un plat à gratin, puis peler les pommes de terre. Laver les courgettes et retirer les extrémités. Tailler pommes de terre et courgettes en tranches très fines, idéalement 2 à 3 mm, pour une cuisson uniforme et un résultat fondant sans zones fermes. Écraser l’ail ou le râper finement, puis le mélanger à la crème et au lait avec le sel, le poivre et la muscade.

Monter le gratin en alternant les tranches de pommes de terre et de courgettes, en les serrant légèrement comme des tuiles. Verser progressivement le mélange crème-lait pour qu’il se glisse partout. Pour une surface bien gratinée, ajouter le comté râpé en dernière couche, sans en mettre trop épais : le but, c’est une croûte dorée et fine, pas un couvercle. Enfourner 55 à 70 minutes selon l’épaisseur des tranches, jusqu’à ce que la pointe d’un couteau traverse le plat sans résistance et que le dessus prenne une belle couleur.

Laisser reposer 10 minutes hors du four avant de servir : le gratin se tient mieux et les saveurs deviennent plus ronde et harmonieuses. À table, il adore une salade verte bien assaisonnée, ou une salade de tomates quand elles commencent à être vraiment parfumées en début d’été. Côté boisson, un blanc sec bien frais ou un rosé léger accentue le côté ensoleillé et gourmand du plat. En version variante, le comté peut laisser la place à un peu de chapelure beurrée pour une croûte plus croustillante, ou à un fromage plus doux si l’on cherche un gratiné plus discret.

Ce gratin remet la courgette à l’honneur là où elle brille vraiment : en tranches fines, nappée de crème à l’ail, et dorée juste comme il faut avec, ou sans, une pluie de comté. Entre le fondant des légumes et le gratiné du dessus, l’assiette a ce côté simple et irrésistible qui fait revenir tout le monde se servir. Et si la prochaine version se jouait sur un autre fromage, ou sur une touche d’herbes fraîches glissée au dernier moment, histoire de signer le plat à sa façon ?