On imagine souvent qu’une focaccia digne de ce nom réclame des bras solides, un long pétrissage et une patience de boulanger. Pourtant, à l’heure où les soirées de début d’automne donnent envie de plats dorés et généreux, une pâte simplement mélangée peut devenir merveilleusement gonflée. Sur la table, cette focaccia façon pizza arrive brûlante, avec ses bords croustillants, ses tomates juteuses et ses fils de fromage qui s’étirent à chaque part. L’odeur de l’ail, de l’origan et de l’huile d’olive emplit la cuisine avant même la sortie du four. La révélation tient dans une pâte sans pétrissage, doucement fermentée, puis couverte de mozzarella et de Fontina fondante.
Les ingrédients : une pâte sans pétrissage et une garniture italienne ultra généreuse
Cette focaccia généreuse donne environ 12 parts, parfaites à partager autour d’une grande planche en bois. La pâte réunit des ingrédients très simples, mais la longue fermentation lui offre une mie souple et alvéolée. Côté garniture, les tomates égouttées gardent leur goût sans mouiller la pâte, tandis que le duo de fromages apporte un fondant très gourmand.
- 7 g de levure boulangère sèche active
- 25 g de sucre
- 415 ml d’eau tiède
- 30 ml d’huile d’olive pour la pâte
- 500 g de farine de blé classique
- 2 g d’origan séché pour la pâte
- 8 à 9 g de sel fin
- 75 ml d’huile d’olive pour le plat et la finition
- 400 g de tomates en dés en conserve
- 4 gousses d’ail finement hachées
- 2 g d’origan séché pour la garniture
- 115 g de mozzarella râpée
- 115 g de Fontina, ou de Gruyère
Les étapes : le geste simplissime pour une focaccia aérienne sans effort
Mélangez la levure, le sucre et l’eau tiède dans un grand saladier, puis attendez 10 minutes : une mousse légère doit apparaître. Ajoutez les 30 ml d’huile d’olive, la farine, le sel et l’origan. Remuez une minute avec une cuillère en bois jusqu’à former une pâte collante et souple, sans chercher à la lisser. Couvrez, laissez lever une heure à température ambiante, puis placez au réfrigérateur entre 12 et 16 heures pour développer une saveur plus profonde.
Huilez généreusement un plat d’environ 23 sur 33 cm avec 45 ml d’huile d’olive. Déposez la pâte au centre et étirez-la doucement du bout des doigts vers les angles. Laissez-la gonfler encore 4 heures : elle devient tremblotante et rebondie. Ce repos transforme le simple mélange initial en une pâte pleine d’air, prête à accueillir une croûte dorée.
Tomates, ail, origan, mozzarella et Fontina : les détails qui font chanter chaque bouchée
Versez les tomates dans une passoire fine et laissez-les s’égoutter au moins 20 minutes. Répartissez-les sur la pâte levée, puis ajoutez l’ail haché, l’origan et la mozzarella. Parsemez enfin la Fontina coupée en petits morceaux, ou le Gruyère si c’est celui qui attend dans le réfrigérateur. Les tomates apportent une acidité fruitée, pendant que les fromages forment une couche crémeuse à la cuisson.
Huilez les doigts avec les 30 ml d’huile restants et enfoncez-les presque jusqu’au fond du plat, en les espaçant régulièrement. Ces creux emblématiques retiennent l’huile, le jus parfumé des tomates et le fromage fondu. Enfournez à 230 °C pendant 18 à 22 minutes, jusqu’à obtenir des bords croustillants et caramélisés et un dessus bouillonnant de fromage.
À la sortie du four : servir cette focaccia dorée, fondante et irrésistiblement parfumée
Laissez reposer la focaccia au moins 20 minutes avant de la découper en carrés épais. Elle se déguste encore chaude, quand la mozzarella reste filante et que la Fontina enveloppe les tomates d’une douceur généreuse. Un peu de basilic frais, quelques gouttes d’huile pimentée ou une pincée d’origan ajoutée au dernier moment réveillent son parfum méditerranéen et son moelleux irrésistible.
Avec sa pâte sans pétrissage, sa fermentation lente et sa garniture abondante, cette focaccia transforme un repas simple en moment très gourmand. Elle trouve naturellement sa place au centre de la table, accompagnée d’une salade croquante ou servie seule, encore fumante. Entre la mie aérienne et les fromages fondants, difficile de ne pas avoir envie d’en reprendre une part.


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